vendredi 4 mai 2018

JM co bin


Pas tout neuf comme retour mais bon c'est parfois bien de finaliser certaines auxquelles il ne manquait pas grand chose. C'est aussi a ce moment que l'on se rend compte que ses prises d enote ont évolué.

Première visite à la maison Lacroix de Saint-Georges malgré le fait que je travaille pas très loin.
Petit coin dégustation sympathique à l’étage. Présentation par Sandrine Lacroix.
Petite presentation generale de la distillerie JM anciennement Fonds Preville et de son histoire.
Je vous laisse googler pour plus d’information et passe directement à la dégustation.


JM Blanc 50° - Edition Jungle Macouba  - 51° - 2015


Couleur : Non ce n’est pas vert c’est transparent
Nez : canne, vegetal, agrumes (citron), olive, annanas
Bouche : épices, un peu amer, canne, agrumes, fruité, miel
Longueur moyenne sur les épices, la canne
Blanc plutôt sympathique, doit faire vibrer les Ti-punch mais reste agréable seul.


JM VSOP

Nez : Caramel, miel, agrumes, annanas, fruits rouges, végétal, fumé, boisé
Bouche : épices, miel, végétal, fumé
Longueur pas très long sur les épices
Très, trop classique, on passe au suivant

JM Multi millesime 2003-2004-2005 - Finition fut de bourbons



Nez : pâtissier, vanille, amandes, agrumes, ananas
Bouche : Pâtissier, amandes, légèrement épicé, miel floral, agrumes
Assez long sur l’epice le bois miel
Très sympa, j’y retournerais avec plaisir.
 
JM 2003 12 ans 44,8°



Nez : patissier , vanille mais plus leger, cacao, raisin, bois, cuir
Bouche : épices, cuir, pâtissier, agrumes, coco, fruits secs.
Assez long sue les epices, le bois


JM 1999 Etiquette cuir 15 ans

Nez : Patissier, fruits secs, boisé,
Boisé : fruits rouges, patissier, fruits secs, abricots, amertume
Longueur ; assez long rond, epicé,
Top mais pour moi du même niveau que le multi-millésime.

Quinzaine Caroni partie 2



On est reparti pour la seconde partie de la quinzaine Caroni

Swedes Caroni 1997-2013 - 61.32°

16 ans
Beaucoup plus foncé avec un cuivré intense

Nez : on part sur des fruits secs avec au départ peu de note typique, on poursuit sur du menthol et de la cire avant de s’ouvrir enfin vers du solvant. On perçoit en dessous de tout cela quelques notes fruitées discrètes et du caramel. L’alcool est présent. Cela prend du temps à s’ouvrir. Le bitume et le fumé apparaît enfin. Un joli boisé se présente ensuite accompagné de quelques fruits secs. Un vrai voyage…

Bouche : Caramel vanille, épices et fruits très confits. C’est bien intégré et assez cohérent par rapport au nez qui partait dans tous les sens. C’est tout simplement bon.
C’est très long sur le fruité et le boisé et termine par des notes qui assèchent la bouche et donnent envie d’y retourner.

Très à mon goût celui là avec un alcool bien intégré, un nez très évolutif et une longueur agréable.

Bristol Caroni 1997-2016 - 61.5°


Un brut de fut de 18 ans
Cuivré foncé

Nez : Les fruits exotiques trop mûrs, du solvant du menthol, de la vanille, des épices. Un boisé mouillé et du broux de noix amènent un peu d’amertume. Le bitume et le caoutchouc ne sont pas moins et vont et viennent. L’alcool est très bien intégré. On poursuit sur du pruneau et des notes confiturées.

Bouche : un bitume léger, des épices et du poivre. Les fruits confits sont bien là. C’est rond, mielleux et superbement intégré. C’est long sur les mêmes notes.

Très agréable, riche, merveilleusement intégré. Un top produit.

Murray Mc David - 1993-2005 - 46°




Vieilli en fut de bourbon et de Madeire
Encore un autre embouteilleur anglais

Un doré assez clair
Au nez, on est clairement chez caroni avec ce bitume et ces notes pétrolifères caractéristiques, Du caramel, des fruits secs et un boisé léger. Un côté plus fruité arrive progressivement avec du fruit exotique et du fruit confit.

En bouche, on est sur les épices, le caramel, le bitume, c’est assez végétal et mentholé, quelques notes de réglisse poursuivent les sensations.

C’est moyennement long sur le caramel et les épices le tout accompagnant une légère amertume.

Cela manque un peu de cet aspect fruité que j’apprécie dans certains Caroni. Murray McDavid, il ne viennent pas du whisky eux parceque je trouve que c’est assez typé whisky.

Vallinch and Mallet Caroni 1997 - 19 ans - 51.8° 




Doré foncé

 Au nez c’est fumé et les marqueurs Caroni sont bien là. Des agréables fruits rouges accompagnent des fruits exotiques. Ce n’est pas exubérant mais c’est assez sympa. De végétal puis du fumé tentent d’exister mais les marqueurs caroni écrasent un peu le tout.

Bouche très végétale, un peu amère, du bitume est bien là et on sent du fruit malheureusement trop éteind par le reste. Les épices arrivent en fin de bouche avec le caramel et toujours cette amertume boisée et mentholée.

C’est très moyennement long sur les épices.

Moyennement emballé par la chose, je trouve qu’il manque vraiment de complexité et de profondeur.

TheRumCask Caroni 1997 - 18 ans - 64,1°




Doré

Nez : C’est du fruité mélangé de bitume et c’est assez sympa au premier nez. On a. aussi pas mal de fruit sec et un délicat boisé. On est loin du gros Caroni qui tache.

En bouche par contre c’est plus typique, du bitume chaud, des fruits et des épices en pagaille. C’est concentré et c’est bon.

Assez long sur le végétal, le boisé, les épices et le sucré.

Il me plait bien celui là. Un Caroni évolutif, riche, fruité et pourtant costaud.

Berry Bros & Rudd Caroni 1997 - 19 ans - 55.2 Embouteillage for The Nectar




Un cuivré foncé

Nez : Fruits confits, épices, fumé, bitume, menthol, réglisse, agrumes. C’est riche évolutif.

Bouche : un beau bitume très fruité. C’est peuplé de fruits confits, de végétal, de réglisse. Miam slurp quoi (notification déposée par Jérome et Laurent)
C’est bon et j’y replonge régulièrement.


Quinzaine Caroni Partie1



C’est parti pour une nouvelle quinzaine. Merci Roger, il ya de quoi faire en stock. Faudra juste voir si j’ai du temps.

On commence par un récent avec

Velier Caroni 2000 version US/EU - 17 ans



Mais pas si US que cela puisque c’est l’option européenne avec des bouteilles de 70cl. Un peu plus de 500 bouteilles produites.

Une jolie couleur dorée à souhait. C’est gras et les jambes sont longues.

Au nez c’est au premier abord très fruité avec des agrumes, des fruits exotiques, des fruits rouges, la vanille enrobe le tout, c’est riche. On part ensuite vers les fruits secs et un côté plus végétal avec du foin et des céréales. Les marqueurs Caroni classique avec le fumé, le bitume sont là mais sommes toute assez discrets.

La bouche ne manque pas de nous rappeler que nous sommes chez Caroni avec du bitume chaud, du fumé mais le côte fruité se bat bien et reprend le dessus avec toujours ces notes de fruits exotiques, de fruits rouge et d’agrume. Le côté végétal et la vanille nous accompagnent tout au long de cette bouche tel un fil directeur.

C’est très long long sur le végétal, les fruits rouges confits, la figue, le fumé, le bitume.

Un Caroni assez fruité pas trop exubérant mais vachement bien fait. Moi qui aime le fruité je suis servi. Bref un Caroni de tous les jours. Il lui manque un peu de sauvagerie quand même.

Velier Caroni 17 ans - 55°



Distillé en 1998 et embouteillé en 2015
L’étiquette est la reproduction d’une bouteille de 1940

Doré assez foncé, c’est gras et cela colle au verre. Vraiment difficile a nuancer mes notes concernant la couleur. Je crois que je vais me chopper un nuancier Pantone © un de ces jours.

Au nez cela part sur les agrumes (orange, citron, mandarine), les fruits confits (exotiques, abricots, pêche) mais aussi les fruits rouges avec de la fraise et son petit côté acidulé. La vanille ne se fait pas oublié ainsi que ce côté sucré. On part ensuite vers du boisé, du fumé, des fruits secs (noix, noisette), mais aussi des fleurs capiteuses du coeur de l’été (Cela doit être les vacances qui me donnent ces images un brin bizarres). On a aussi ce bitume caractéristique de la distillerie, ici bien maîtrisé et guère exubérant. Bref agréablement présent.

Cela tapisse bien l’ensemble de la bouche avec quelques épices, de la vanille, du sucre demerara, des fruits bien compotés (toujours naviguant entre les fruits rouges, les fruits exotiques, les fruits plus confits abricot, figue). Les agrumes sont aussi bien présent et très agréables. Le bitume est plus présent qu’au nez mais reste assez sage.

C’est très long sur les épices, la douceur sucrée, le fruité, les agrumes,le bitume chaud. On garde cette sensation de très longues minutes.

Pour moi un top produit et un top rapport qualité prix si on arrive encore à le chopper à son prix de sortie.

Bristol Caroni 10 ans - 46°


Finish en fut de Xeres
Melange de light et heavy
Apparemment 10 ans de vieillissement tropical en fût de chêne américain puis finish en fût de Xérès en europe.

Couleur : joli cuivré

Nez : le bitume chaud est bien là avec le caoutchouc caractéristique de Caroni et une pointe de réglisse. Le fruit est là aussi avec des notes vineuses mais aussi de fruit confits. La vanille et le sucre enrobent et arrondissent l’ensemble. On sent bien le finish et ses notes de Xérès. Un léger boisé surmonte le tout mais reste discret. Quelques fruits secs pointent leurs nez après une dizaine de minute d’aération.

Bouche : C’est rond et sucré une agréable amertume boisée rehausse le tout. Le fruit ne se fait pas oublié avec du raisin sec, des prunes et abricots confits De légères notes font penser à nouveau au Xérès. Les notes typiques sont ici assez discrètes et s’expriment sous forme de fumé et d’un très léger caoutchouc.

C’est très moyennement long sur le sucre caramélisé et le boisé.

Un Caroni très abordable mais qui manque de pèche. Une jolie porte d’entrée pour Caroni.

Bristol Caroni 1996-2013 - 43°


Maturation en partie tropicale en partie européenne
Finition porto

Couleur cuivré assez clair

Nez: Premier nez très retenu et cela fini par s’ouvrir enfin avec le boisé, le menthol et le caoutchouc qui prennent le dessus. La vanille arrive timidement accompagnée de pêche et de mangue, cela se renforce progressivement accompagné de miel et de cire. D’autres notes fruitées poursuivent l’ouverture.

Bouche : assez rond avec un peu de caoutchouc et du fruité toujours sur la pêche et les fruits exotiques. Du bois s’exprime ensuite pour rendre la fin de bouche astringente et donner envie de s’y replonger.

C’est assez court sur le boisé et le caoutchouc

Moins fruité que le précédent mais cela reste un Caroni facile mais qui m’a moins goûté que le précédent.

Isla del Ron Caroni 1989 - 27 ans- 52.7°


152 flacons produits

Cuivré très clair

Nez : le caoutchouc attaque avant de s’estomper au profit d’un aspect végétal. Le bête s’ouvre calmement et progressivement vers des notes plus fruitées et mentholée. Il faut être patient car il tarde s’ouvrir. Le mentholé semble rester comme un fil conducteur. On arrive dans les fruits un peu acidulé fraise, prune et la vanille fait enfin son apparition avec le sucre qui me fait penser au sucre semoule. Un aspect cireux et poussiéreux apparaît brièvement (bon dit comme cela cela ne donne pas envie mais ce n’est pas désagréable je vous promet). Cela devient floral.
Bon il y en a pour tout le monde là, on va quand même le goûter.

Bouche : C’est végétal, épicé, astringent, cela tapisse bien la bouche et semble gras voir granuleux (bon c’est un nouveau concept mais c’est vraiment la sensation). Les fruits n’oublient pas de venir nous saluer

C’est long sur le boisé, les épices et le caramel

Très bon produit sorti un peu confidentiellement et n’ayant pas subi trop la vague Caroni. C’est néanmoins moins exubérants que les vieillisement tropicaux.

Swedes Caroni 1999-2014 - 61°

15 ans fut de bourbons
Doré assez clair

Nez : on est en plein dans les marqueurs typiques, du caoutchouc, du bitume, du fumé. Les fruits ne sont pas bien loin mais plus discret avec des fruits confits (abricot, pruneau). On retrouve un côté floral, de la vanille. L’alcool est assez present. Un boisé soutenu par quelques fruits sec fait progressivement place à des sensations médicinal et épicé

Bouche on est sur le bitume, la vanille, les fruits très mûrs, les épices, le poivre. L’alcool est bien présent.

C’est assez long sur les épices avec une touche de caramel

Légion Rhumaine #1 Févier 2018 : Ma première Légion et quelle Légion !


C’est avec un plaisir certain, une légère dose d’appréhension face à la nouveauté que je participais à ma première dégustation de La Légion Rhumaine. 
Oui je met des majuscules parcequ’elle le vaut bien. 

Petite salle ma foi assez agréable, un peu frisquet au départ mais l’ambiance se réchauffe rapidement. Quel plaisir que ce moment de partage avec de vrais amateurs.

Nous débutons l'apéro par un Dark 'n Stormy d'anthologie au Caroni 17ans de chez Velier. Je suis sûr que notre ami Gargano va apprécier. Un seul mot délicieux, comme quoi souvent un grain de folie amène à des intéressantes découvertes.

Comme un béotien, j’ai bien sur omis de prendre des photos. Donc merci aux gentils contributeurs internet à qui j’ai emprunté les photos des bouteilles. Super travail les gars ! Je ferai mieux la prochaine fois question prise de vue.

Le thème du jour est Caroni et l'exploit du jour est d'avoir évité Vélier dans le line-up si on excepte l'apéro. Un joli clin d'oeil et l'opportunité de découvrir les autres embouteilleurs indépendants actifs avec ces Caroni's.

Traditionellement à la Légion, des notes sont données et comparées avec la qualité sur 10 et le rapport qualité/prix sur 5. Ne vous étonnez pas de les retrouver en fin de chaque note.

Rum Nation Caroni 1998 - Batch 1 - 55% 




On a un nez assez fumé, herbacé, assez rond avec un côté friandise, le côté fruité n'est pas en reste, plutôt fruits confits le tout accompagné de réglisse, d'épices et toujours ce côté herbacé assez présent.

En bouche on retrouve, les épices, le côté fumé, fruité, on passe aussi par les fruits secs et ressent une amertume qui fini par disparaître.

J'avais le souvenir d'une porte d'entrée vers Caroni mais tout compte fait il a plus de pêche que dans mes souvenirs.

J'ai mis une note de 6.8/10 et pour un prix de 60€, un rapport qualité/prix de 3.8/5

Barangai Caroni 97 - 16 ans - 52°




Au nez cela débute par des fruits secs, des fruits confits. Les agrumes ne sont pas en reste avec du sherry. Le fumé typique de la distillerie se rappelle à nos bons souvenirs s'accompagnant de figue et fruits blancs.

En bouche on reste dans le fumé, les épices avec un côté fruité et rond assez présent avec des fruits confits,des figues, des dates.

C'est assez long sur les épices, les fruits confits, le menthol.

C'est pas mal et clairement se place dans la catégorie des Caroni fruités.

Ma note est de 7.4/10 et avec un prix de 72€, un rapport Q/P de 4.1/5.

Blackadder Caroni 18 ans



Au nez on a ici plus de végétal, de l'herbacé, le tout enrobé d'agrumes très présents et de fruits confits. Les marqueurs Caroni sont bien ici plus présents avec du fumé, du boisé, et ces notes pétrolifère.

En bouche : On est clairement chez Caroni avec le fumé, le caoutchouc le pétrole. Quelques notes de fruits blancs, des épices, du piment. Le boisé est lui aussi bien présent.

C'est assez long sur le mentholé, les épices, le pétrole. Cela reste pourtant assez frais.

Un Caroni un peu brut que j’apprécie moyennement

Ma cote est de 7.0/10 et avec un prix de 145€ un Q/P 3.2/5

Caddenhead’s Caroni 18ans - 66.7%



Celui là a été ramené directement de chez Caddenhead's UK par un de mes compagnons du jour.

Au nez, on a un ici un produit assez rond et fruité (sur les fruits blancs, le cerise). On a du menthol, le pétrole, le végétal et l'herbacé, du boisé et enfin un petit côté médicinal.

La bouche est tout aussi ronde, sur les fruits confits, les fruits rouges confiturés. On passe ensuite vers un côté beurré, fumé, épicés.

C'est long sur les mêmes marqueurs mais l’alcool est bien présent.

Nous avons testé en mettant quelques gouttes d'eau et là bardaf c'est l'embardée tout disparaît sauf cet aspect pâtissier et  l'alcool qui reste trop présent.

Cote 7,7/10 - 200€ Q/P 3.7/5

Kill Devil Caroni 1998 17 ans - 63.1°



Pour le nez, on part de prime abord vers les fruits secs, l'herbacé, le fumé. C'est frais avec un coté mentholé et très végétal. Cela se poursuit vers les fruits blancs, le date, la  figue. Le verre vide a étonnement une odeur soufrée...vous avez dit bizarre.

En bouche, c'est boisé, épicé, très fruité avec des fruits blancs, des fruits confits, des dates séchées. Le menthol et l'herbacé amènent de la fraicheur et un côté mielleux enrobe agréablement le tout.

C'est long sur les épices, les fruits, le miel.

Moi j'ai bien aimé, juste que le tarif pique un peu... ou beaucoup. La note qualité prix s'en ressent sérieusement.

Cote 8.8/10 - prix 290€ - Q/P 3,5/5

L’esprit Caroni 1996-2016 64.3°



Au nez cela fait penser au caramel au beurre salé. Il y a aussi un aspect végétal et fumé. On aussi des fruits secs, de la pomme, de la poire, de l'ananas.Cela manque de ligne directrice claire.

En bouche c'est assez doux presque mielleux. Des fruits avec des fruits blancs et toujours de l'ananas. C'est un peu acidulé (un peu trop pour ma part). Enfin quelques fruits secs dont de  la noisette arrivent. :

C'est assez spécial, s'éloigne de Trinidad pour fleurter avec la Jamaïque.

Ma cote 7.0/10-  220€ - Q/P 3,7/5

Le grand vainqueur de la soirée est à la quasi unanimité le Kill Devil. Encore une fois dommage que le prix ne soit pas plus abordable.

Pour moi une soirée réussie à tout les points de vue : chouette line-up, chouette ambiance entre vrai amateurs qui ne se prennent pas la tête. Bref heureux de cette nouvelle aventure et impatient des échanges futurs.

jeudi 19 avril 2018

Cologne Spirits



Drôle de nom pour un salon ayant lieu à Koln et pas spécialement dédié aux francophones.

Première organisation du nom donc nous allions un peu à l’aveugle avec mes compères Christophe et Marc.

En route donc pour le salon en ce samedi, je récupère Marc et Christophe sur l’autoroute et puis direction Koln. Parking aisé au pied du salon, manger un petit bout histoire de préparer l’après-midi et c’est parti pour la découverte.

Commençons par les points positifs et négatifs de l'événement.

Positif :

  • La taille du verre (On est en allemagne et cela se voit dès l’arrivée avec un verre deux fois plus grand que d’habitude. Reste à espérer des doses deux fois plus grande mais là on a été un peu déçu.
  • L’endroit : il y a de la place, on ne se marche pas sur les pieds, c’est aéré, il y a un vestiaire, tout est nickel.
  • Certaines belles bouteilles mais pas partout et à un prix pas toujours raisonnable.
  • De chouettes rencontres avec des gens passionnés.


Negatif

  • Pas mal de chose sont payantes. Quand on s’est déjà tapé le trajet, le prix d’entrée, on espère d’un peu moins sortir son portefeuille. Pas de jeton mais paiement direct à l’exposant.
  • Un peu déçu des produits exposés dans certains stand. C’est soit de l’hyper-basic archi-vu ou soit c’est payant et parfois très cher.
  • La langue : quand l’anglais est manquant cela devient délicat avec mes notions parcellaires de la langue de Goethe.
  • Les personnes qui viennent manger leur frites et autres victuaille dans le salon. Cela tue un peu les dégustations


Mais ce fut au final une bien belle journée avec mes compères. Bon qui dit salon, dit notes parfois limitées, lacunaires, imprécises, parfois même polluée par des effluves non spiritueuses. On n’a pas testé les masterclass.

Bon allons-y pour le line-up. N’y voyez aucun ordre, on n’a pas été organisé ce coup-ci et on a fait un peu à l’improviste nous laissant guider par le hasard.

On en profite pour se tailler une bavette avec Flo qui est toujours aussi passionnée et nous explique le nouveau packaging et la possibilité d’acheter un petit fut personnellement (Bon on attendra encore un peu).



On a limité au stricte minimum le testing des produits avec un seul :

New grove 10 ans

Nouvel embouteillage et packaging. C’est assez sympa, on ne part pas trop loin mais c’est clairement plus moderne.

Au nez, c’est très fruité, agrumes, fruits exotiques, fruits rouges. Cela part ensuite vers vanille, les fruits secs, le pâtissier.
En bouche on est toujours sur le fruit, la vanille le tout accompagné d’un léger boisé, une  légère amertume et de l'astringence. Les épices ne se font pas oublier en fin de bouche.

Toujours sympa de commencer par ce genre de produit

Chamarel blanc double distillation pot still - 44°




Déjà le premier payant sniff.

Au nez, c’est végétal en plein dans la canne mais c’est aussi assez floral. Cela poursuit sur les agrumes, les fruits secs, la vanille et les céréales accompagnées d’un peu de pop corn
En bouche on est sur les céréales, les épices, les fruits rouges.

Plutôt sympa, chouette découverte, il faudra se pencher à nouveau dessus à l’occasion. Attention qu’ils font plusieurs blancs et je n’ai pas testé les autres.

Velier Diamond H



Bon quand je vous disais que notre ordre de dégustation était un peu chaotique. Il est là, il en reste encore, le prix est raisonnable donc pourquoi ne pas se faire plaisir.

Au nez, c’est riche, fruité sur la banane et les fruits exotiques, végétal, solvant. On n’a pas de doute d’où cela vient mais cela reste pourtant très agréable.
En bouche c’est assez rond mais aussi très riche sur les fruits mais avec une telle concentration que l’on a difficile à les dissocier. C’est Interminable sur les fruits et les épices.

Bref c’est top et cela serait peut être selon la classification Jérôme/Laurent un triple Miam.

Caroni 2000 17 ans version US


Bon là je triche un peu, je l’ai re-gouté depuis et réussi à acquérir une bouteille. Elle est pas belle la vie ? ;-) Donc je recycle mes notes que j’ai prise plus à l’aise mais qui était très raccord avec mes sensations sur le salon.
Une jolie couleur dorée à souhait. C’est gras et les jambes sont longues.
Au nez c’est au premier abord très fruité avec des agrumes, des fruits exotiques, des fruits rouges, la vanille enrobe le tout, c’est riche. On part ensuite vers les fruits secs et un côté plus végétal avec du foin et des céréales. Les marqueurs Caroni classique avec le fumé, le bitume sont là mais sommes toute assez discrets.
La bouche ne manque pas de nous rappeler que nous sommes chez Caroni avec du bitume chaud, du fumé mais le côte fruité se bat bien et reprend le dessus avec toujours ces notes de fruits exotiques, de fruits rouge et d’agrume. Le côté végétal et la vanille nous accompagnent tout au long de cette bouche tel un fil directeur.
C’est très long sur le végétal, les fruits rouges confits, la figue, le fumé, le bitume.
Un Caroni assez fruité pas trop exubérant mais vachement bien fait. Moi qui aime le fruité je suis servi. Bref un Caroni de tous les jours. Il lui manque un peu de sauvagerie quand même.

Un petit arrêt chez Caddenhead’s où le prix des dégustations m’ont quelque peu freiné.
Pfff, le brexit ce n’est pas une bonne chose.

Bon alors j’ai commencé par un whisky, mais vous allez me pardonner puisqu’il est fini en fut de Barbados.

Caddenhead Scotland single cask Auchtentochan 6 years finish in rum cask barbados


Au nez on est sur les céréales du whisky, c’est fruité et floral
En bouche toujours les mêmes céréale, floral et fruits blancs.

Bon toujours un peu de mal avec les whisky pour partager mes sensations mais c’est très sympa.

Caddenhead 1842




C’est un concept que l’on retrouve dans les shop Caddenhead et c’est un petit fût en vieillissement continu dans lequel on ajoute lorsque c’est nécessaire du jus de différentes origines et donc chaque fût est différent, chaque moment est différent. Chouette concept pour les aventuriers du goût.

Au nez , on est sur la vanille, les fruit exotique, les fruits rouge, la noix de coco, les fruits secs.
En bouche c’est assez gourmand sur les mêmes notes de fruits, de vanille ainsi que des notes patissières.
C’est plutôt court sur les mêmes notes gourmandes.

N Kröger PX Cask Barbados




Embouteilleur allemand qui nous propose ici un finish en fut de Pedro Ximenez
Au nez, le PX est très présent avec beaucoup de fruits confits, de la prune, des figues, des abricots. On retrouve aussi de la coco.

En bouche c’est très rond sur les mêmes notes.
Pour ceux qui aiment le PX, c’est le produit parfait. On retrouve la gourmandise de l’eau de vie espagnole. Un peu trop sucré pour moi mais chouette expérience.

Petite visite ensuite chez Ekte toujours aussi accueillant que dans mes souvenirs du Rhum Fest d’il y a deux ans. C’est donc un petit embouteilleur danois qui distribue peu vers chez nous et dont les tarifs ont anticipé la hausse des prix. Donc maintenant que les autres IB l’ont rattrapé en terme de tarification, il est aussi cher que les autres.

Au niveau des notes j’avoue qu’à force de discuter j’ai un peu perdu le fil de mes prises de notes donc cela devient succinct.

Ekte PG et AG



Au niveau de ses blends on a goûté le PG Pungent and Geeky (Mélange Barbades/ Jamaïque) et le AG Aged and Geeky (Mélange Guyana et Trinidad). J’avoue c’est assez sympa bien que relativement classique, je dirai pour tout les deux de chouettes bouteilles de partage mais pas de quoi y rester des heures. Mais pour respectivement un quarantaine d’euro et une trentaine d’euro, cela fait le taf.

Ekte Guyana 17 ans et Jamaica 12 ans




Il fini enfin par nous proposer de déguster ses single cask avec un Uitvlugt 17 ans et un Jamaica 12 ans. Ici encore aucune note parce que encore blabla donc juste mes sentiments de deux produits relativement bien fait surtout le Jamaïcain, plutôt dans le haut du panier pour ce genre de produit. A redécouvrir à l’aise si mon porte-feuille m’en laisse l’opportunité mais je retiens avant tout un embouteilleur passionné qui aime partager.

Petit détour par l’espace collector où nous nous confrontons à une table remplie de bouteille. Compliqué de savoir par où commencer et juste une évidence, je repartirai avec un sample de l’Albion 86.



Après maints va et bien et beaucoup de bouteilles qui m’intrigues mais aussi avec déjà pas mal de dégustation avant, je serai sage et ferai ouvrir la bouteille qui m’intrigue le plus, un petit martiniquais.

Skeepsrum marinique 40% 35 cl



Bon rien trouvé sur la chose. Si donc quelqu’un a plus d’infos je suis vraiment intéressé.
Le nez est très végétal sur la canne, c’est aussi bourré d’agrumes et d’ananas, de la vanille.
La bouche est sur une grosse vanille, les fruits et les agrumes (Bon oui je sais les agrumes sont des fruits mais dans ma petite tête c’est organoleptiquement différent).
C’est pas très long.
Content de l’avoir dégusté mais cela n’est vraiment pas une licorne.

Petit arrêt final chez Josua mais qui est occupé ailleurs et donc pour moi l’occasion de tester un WP officiel.

Rum bar Worthy park overproof



So funky !
Le nez est végétal à mort sur la canne et le foin, Le fruit est aussi bien là avec des agrumes et des fruits exotiques.
Pour la bouche, j’ai noté chaud épicé végétal, fruité. Vous devrez donc vous contenter de cela mais je compte bien m’y attarder plus sérieusement prochainement.

On termine enfin par une dernier verre plaisir sans prise de note ni de tête.



Ben c’est bien fait et une bonne surprise (Cela s’appelle du teasing et que donc j’y retournerai bientôt)
Après un petit souper léger (hum hum) pour éponger tout cela, retour vers des contrées plus accueillante bref retour maison. Merci à mes deux compères du jour pour cette excellente journée.

samedi 14 avril 2018

Gin Discovery #2


La curiosité est un chouette défaut. Mon dernier Gin Discovery Day a du être écourté pour des impondérables familiaux qui après le premier verre m’ont conduit à une visite de l’hôpital de la Citadelle. Citadelle c’est pas un nom de gin cela ? Donc seconde tentative, toujours accompagné de Jérôme pour me lancer dans une première découverte du gin.

Les plus de l’évènement
Beaucoup à déguster et salon toujours bien organisé avec de l’eau à profusion, des exposants sympa pour la plupart.
Le public est plus féminin que pour le whisky et cela c’est chouette.
La petite quiche lorraine était très bonne et c’est chouette de pouvoir un peu se caler avant le retour.

Les moins
Beaucoup de monde, les personnes viennent surtout pour boire plutôt que déguster.
C’est donc plus bruyant, la musique est augmentée en conséquence.
Le taux d’alcoolémie augmente rapidement grâce aux gourmands cocktails donc le bruit augmente et la politesse diminue.
Parfois on nous regardait bizarrement, deux olibrius avec des verres bizarre prenant des notes, cela jure un peu avec la norme.

Heureusement nous avons été à l’essentiel et terminé tôt donc avons évité en partie ces désagréments.

Pour moi le gin c’est un peu comme le Mezcal il y a quelque mois. Bref culture et expérience zéro donc parfois difficile de se raccrocher à quelque chose. Donc les notes s’en ressentent et sont plutôt succinctes. Que les spécialistes soient tolérants donc surtout avec le vocabulaire. Pas taper sur le gentil monsieur siouplai.

Jérôme me conseille de commencer par un classique, cela sera donc

Hendricks

Blend de deux pot still differents un floral et un plus céréale
Nez :  Agrumes, floral, céréales
Bouche : céréale, agrumes
Quand je vous dit que c’est succinct..
Assez monolithique est mon premier sentiment.

Nao 


On poursuit par déjà une démarche plus particulière avec un gin portugais avec un vieillissement en fût de porto
Nez : On retrouve déjà plus de chose avec des agrumes (citron mandarine), de la vanille, des fruits confits, du toast, de l’ herbacé, fruits sec torréfiés.
Bouche : c’est plus rond, fruité, des agrumes et moins de céréales. Cela se termine sur un peu d’amertume et ces fruits secs torréfiés.
C’est un peu plus intéressant.

Ferroni juillet

Encore une production de Guillaume, si c’est aussi bon que son pastis cela sera forcément bien.
Nez : très végétal, anisé, herbes de provence, sapin, thym, lavande, bois fraîchement coupé, citron
Bouche : très agrume et anis en première attaque, réglisse, poivre, végétal un peu amer.
C’est très bon et c’est mon premier coup de coeur.

Ginetical wooded

6-9 mois en fût de bourbon
Nez : épices, herbes de provences, thym, herbacé, vanille, agrumes
Bouche : céréales, herbacé, amertume, céréale torréfiée, épices
Assez long sur les épices et le boisé
Un peu trop artificiel, trop de vanille pour un vieillissement si court.
On a invente le gin arrangé

Cubical ultra premium (anciennement botanic)

Quadruple distillation -  agrume buddha hands
Nez : céréale, floral, agrumes, un peu plat
Bouche :  floral, céréale, c’est très léger, un peu d’agrumes. Rond doux et plat.
J’ai noté « inutile ».

Terra nova douce poire

Nez : poire comme il est dit, un léger céréale, du chocolat
Bouche :miel, agrumes, poire acide et pas très mûre.
Original mais sans plus

Citdelle Old Tom

Nez : agrumes, fruits, fruits secs, aromates
Bouche :  épices, herbes provençales, fruits blancs
Frais et assez mentholé, thym.
Avis assez mitigé mais quand on a le nom d’un hôpital...

Wagging finish rubra fino

Bon le fino pour ceux qui l’ignore c’est du Xérès, appelé aussi sherry.
Nez : agrumes, herbes de provence, floral
Bouche : le minéral du fino est bien là, thym, de l’amertume, cachou (oui oui), épices
Atypique et intéressant mais pas mon préféré.

Clockwork 45

Vieilli 6 semaines en fût de chêne américain neuf de 35 L.
Nez : boisé, vanillé, cire, orange, la céréale n’est pas loin.
Bouche : menthol, végétal, amer, boisé, vanille, épices, bois mouillé
Finale astringente sympa
Bien bien un deuxième coup de coeur.

Sorgin

Alcool neutre de vin et distillat de sauvignon.
Basque = sorcière.
Nez : La pêche est très présentes, agrumes, herbes aromatiques, fruits sec (noisette).
Bouche : pêche végétal, amertume, épices
Mon troisième coup de coeur arrive donc immédiatement après le deuxième.

On termine par les dégustations avec tonic qui seront en fait mes trois coups de coeur.
On commence par :Sorgin + glace + erasmus classic + citron. C’est bon, le Sorgin est bien présent et s’exprime pleinement. Top top

On poursuit par le Clockwork de chez Jurgen + erasmus vert botanical + zestes d’orange et baie de genièvre. Ici le mélange éteint le gin qui m’avait bien plus pur. Dommage, soit le cocktail n’était pas adapté, soit j’en attendais de trop.

On termine par Ferroni Juillet + tonic classic + citron seché + graines diverses
Même sentiment que le mélange éteint un peu le gin. C’est bon mais on ne retrouve pas la spécificité du produit dégusté pur.

On termine par une petite visite miam-miam au comptoir quiche. Cela fait du bien de se caler avant le retour.

Pour une première gin, c’était très sympa. Le spiritueux m’emballe modestement mais cela reste intéressant et donne des idées cocktail et pas seulement gin-tonic. Merci à mon poisson pilote du jour de m’avoir orienté vers de belle découvertes.