mardi 10 septembre 2019

Oui mais enfin comment cela marche ? Pourquoi je sens de l'ortie de la Montagne Saint-Pierre ? - Petite introduction a notre ressenti olfactif et gustatif des spiritueux qui nous plaisent tant.



Cela fait déjà un petit temps que j’ai eu le plaisir de lire le livre de Richard Pfister intitulé « Les parfums du vin». Bon on s’écarte légèrement des mon domaine de prédilection que sont les spiritueux mais au final pas tant que cela puisque cela parle d’arôme, d’odeur bref de sensations lors de la dégustation. C’est avec l’accord de son auteur que je me permet ici de résumer certaines parties de cet ouvrage ainsi que mes réflexions, mes interpolations au monde des spiritueux et plus spécifiquement du rhum.

Et quand on voit les foires d’empoigne récentes concernant certaines notes de dégustations, il me semble utile de comprendre mieux comment et pourquoi, on ressent certaines odeurs et certains arômes et pourquoi certains nous sont plus agréables que d’autres.

D’abord une succincte présentation de l’auteur telle qu’elle se trouve sur le site de l’éditeur : Richard Pfister est ingénieur en œnologie et viticulture. Il dispense des formations en analyse sensorielle et prodigue des conseils en expression aromatique des vins. Cet ouvrage a été conçu d'après la classification des vins créée par lui-même en collaboration avec l'Ecole d'ingénieurs œnologues de Changins (Suisse), qui rayonne dans l'Europe entière.

Odeurs et arômes

D’abord, définissons les deux notions centrales que sont les odeurs et les arômes. L’odeur se sent par olfaction directe et l’arôme est perçu via la rétro-olfaction donc en bouche. Le terme arôme ne devrait être utilisé que lorsque les odeurs passent par notre bouche. Les arômes sont des odeurs mais les odeurs ne sont pas forcément des arômes. Un petit rappel succinct aussi est nécessaire pour rappeler que notre goût est relativement basique, on ne ressent sur la langue que les sensations de sucré, salé, amer et acide. Bref le goût ne nous permet pas de définir très précisément un vin ou un spiritueux. Ce que l’on nomme le nez est l’odeur ressentie par olfaction directe et ce que l’on nomme la bouche est un peu impacté par le sens du goût mais beaucoup par les arômes perçus en rétro-olfaction. La finale n’étant que l’évolution de cette sensation. Donc odeurs et arômes ont un rôle central dans notre appréciation d’un vin ou d’un spiritueux.

La naissance des odeurs

Les molécules des futures odeurs, naissent en premier lieu de la matière première, raisin pour le vin. Mais cette matière première est liée intimement à son environnement, à travers le sol qui fournit l’eau et les éléments minéraux, à travers l’air, à travers le soleil et la photosynthèse.

Ensuite viens l’extraction qui fait passer ces molécules aromatiques vers le moût pour ensuite passer à l’étape de la fermentation. Les levures, transforment le sucre en alcool et en gaz carbonique et produisent des molécules aromatiques qui vont s'ajouter à celles déjà présentes dans le jus. S’en suit l’action des bactéries et donc la fermentation malolactique qui amène encore d’autres profils aromatiques.

Enfin le vieillissement de par les interactions avec le bois ajoute aussi une couche supplémentaire de molécules aromatiques

L’analogie vers le monde des spiritueux et particulièrement le rhum est assez facile à amener.
La matière première est d’importance, on voit la mise en valeur de la variété de canne utilisée et la présence de nombreuses expressions mono-variétale comme les cannes bleues ou rouges. Les interactions avec l’environnement sont traduites dans le monde du rhum par de nombreuses expressions parcellaires comme par exemple les différents parcellaires de chez Longueteau.

L’étape de l’extraction est à nouveau similaire puisque la canne est broyée additionnée souvent d’eau ce qui transmet une grande partie des composants aromatiques vers le jus.

Nous éluderons ici la dichotomie entre rhum de pur jus et rhum de mélasse en ne sous-estimant pas la transformation moléculaire subie lors du chauffage et du processus d’extraction du sucre. Nous essayerons d’y revenir lors d’un autre article.

L’étape de fermentation est aussi comparable avec la production de composés aromatiques.

La distillation est une étape supplémentaire pour les spiritueux, il y a bien sûr concentration des arômes déjà présent après la fermentation mais le chauffage, le processus de distillation avec entre autre l’interaction avec l’alambic amène d’autres réactions chimiques et produit d’autres composés aromatiques.

Enfin le vieillissement et l’interaction avec le bois est comparable à celui du vin même si le degré alcoolique plus élevé à surement une influence.

Les trois types d’odeur selon l’origine

Une façon de différencier les odeurs est selon leurs origines.

Les odeurs primaires proviennent directement de la matière première donc du type de cépage mais aussi des interactions avec son environnement, la maturité du raisin…

Les odeurs secondaires sont liées à la vinification.

Les odeurs tertiaires se développent au cours de l’élevage.

Ici aussi l’analogie est facilement appliquée au spiritueux avec les odeurs secondaires liées à l’extraction, la fermentation et la distillation.

Des odeurs complexes

Rentrons dans le coeur du sujet, qu’est ce qu’une odeur ?

Une odeur est constituée d’une ou plusieurs molécules, parfois plusieurs centaines.
Lorsque l’on reconnaît par exemple une odeur de rose dans un vin cela ne signifie pas qu’il y ait de la rose dans le vin mais que l’on a repéré une ou plusieurs molécules présentes dans l’odeur de rose et cela nous fait par analogie penser à la rose. Bref toutes les odeurs que l’on sent dans un vin ne sont jamais parfaitement identique à celles de la nature. Seule une analogie de quelques molécules entraîne notre cerveau à associer le ressenti avec une expérience précédente et donc mettre un nom connu sur cette sensation.



Ce qui influence la description des odeurs

Les facteurs physiologiques

  • L’adaptation : Si on est constamment exposé à un stimulus, durant une longue période, la sensibilité à ce stimulus diminue
  • La relation entre certaines odeurs : certaines odeurs en rehaussent d’autres, peuvent les annuler voir entrent en synergie pour augmenter leurs intensités respectives.  

Les facteurs psychologiques

  • L’erreur préconçue : connaître ce que l’on déguste amène à s’attendre à trouver certains marqueurs que l’on risque de détecter même s’ils ne sont pas présents. La dégustation à l’aveugle est une solution pour éviter ce biais.
  • L’erreur d’habitude :  Selon l’ordre du line-up souvent croissant en intensité, inconsciemment, on s’attend que la dégustation suivante soit plus haute en intensité. Si ce n’est pas le cas, notre cerveau surestime souvent cette intensité pour la mettre en accord avec la progression du line-up.
  • L’erreur de stimulus : Certaines couleurs par exemple nous entraînent parfois vers des conclusions en ce qui concerne les odeurs associées. Ce n’est bien entendu pas toujours le cas.
  • L’ordre du line-up : 
    • Contraste avec la dégustation précédente
    • Effet de groupe comme par exemple sous-estimer une évaluation si le line-up est de haut niveau
    • L’erreur de centralisation : les dégustations du milieu du line-up sont souvent surévaluée
    • Le biais de position : le premier du line-up est souvent soit sur-évalué ou sous-évalué par manque de repères, le dernier aussi dû au nombre de dégustation et à la fatigue.
  • La suggestion mutuelle : La réponse est influencée par celle des autres dégustateurs. Même si rien n’est dit, le non-verbal peut influencer.
  • Le manque de motivation, l’humeur, les émotions du moment influencent aussi la description
  • La timidité : Certains n'oseront pas sortir des sentiers battus pour éviter les jugements des autres dégustateurs.

Comment perçoit-on une odeur ?

Pour qu’une substance soit perceptible, il faut bien entendu qu’elle soit volatile mais aussi suffisamment soluble dans le mucus pour atteindre et se lier à un récepteur olfactif.

Pour les geek, un petit schéma résumé de la chose qui est juste là pour démontrer que c'est toujours encore plus compliqué que ce que l'on a envisagé...même en tenant compte de ce principe. Retenez juste que la molécule doit être volatile pour arriver jusqu'à votre nez et soluble pour pouvoir accéder aux récepteurs olfactifs.



Les neuroépithélium de deux individus n’étant pas exactement identique, il est possible que deux individus sentant le même objet, ne sentent pas exactement la même odeur. On comprend donc pourquoi les descriptions des dégustations ne sont jamais semblables même si certains termes ou expressions proches se recoupent.

Toutes les molécules ne sont pas forcément odorantes mais environs 400.000 devraient pouvoir être senties, bien trop pour parvenir à toutes les mémoriser. La taille compte aussi pour la molécule ainsi que sa flexibilité afin d’entrer en contact avec plusieurs récepteurs et donc être plus facilement reconnue.

L’intensité et la détection des odeurs est aussi interdépendante. Selon que la concentration d’une molécule est plus ou moins forte, l’odeur ressentie peut être différente. Par exemple l’odeur de truffe peut être facilement interprétée comme celle de choux si la concentration diminue.

La perception des odeurs mettant en oeuvre plusieurs molécules est un autre champs d’investigation à envisager.

Comprendre les autres dégustateurs

Les exemples d’odeurs pouvant se ressembler sont légions. Ces odeurs sont surtout déterminées par les molécules principales. Par exemple le gingembre et la citronnelle sont cités comme ressemblants car ils contiennent tous deux la molécule du géraniol.
Cela permet de comprendre pourquoi quand un dégustateur perçoit du gingembre, l’autre percevra de la citronnelle. Ils sentent la même chose (le géraniol) et l’expriment différemment.






Ce qui me fait revenir sur le corps de ce livre qui reprend les principales odeurs du vin (mais on en retrouve beaucoup intervenant dans les spiritueux), divisée en 10 grandes dominantes (j’y reviendrai certainement un jour).


Mais surtout, chaque odeur est décrites avec les composantes moléculaires odorantes principales et avec les odeurs proches. Bref un monde aromatique qui s'ouvre et qui permet de comprendre un peu mieux pourquoi notre cerveau en arrive à certaine conclusions aromatiques.

C’est bien beau de reconnaître les odeurs mais qu’est ce qui détermine que c’est bon ou pas.

On s’écarte légèrement du livre pour tenter de déterminer pourquoi à partir d’une somme comparable de sensations odeurs, arômes, on en arrive à aimer ou ne pas aimer un breuvage. On peut certes arriver à des compromis en ce qui concerne l’intensité, la complexité d’un breuvage mais comment expliquer que certains aiment alors que d’autres détestent certains rhum comme les high-ester jamaïcain ou encore les Caroni de Trinidad.

Là encore plus que pour la perception des odeurs, le vécu individuel est primordial. Si de bons souvenirs sont associés à une odeur, notre appréciation sera positive et inversement.

Cela peut évoluer bien sûr et des sensations qui n’étaient pas spécialement agréables peuvent le devenir avec ici aussi un risque élevé de biais.

  • L’évaluation de ses paires : si dans un groupe les leaders aiment quelque chose, très vite, l’ensemble du groupe en arrive à évaluer positivement cette même chose.
  • L’habitude : déguster souvent des produits très intenses en arrive à les rendre plus agréables.
Ici encore, le champs d’interrogation et de recherche est vaste.

Je voudrais conclure doublement ces réflexions

La première conclusion concerne ce livre qui met en relation la chimie des odeurs avec les ressentis des dégustateurs. Je ne peux que le conseiller à tous les dégustateurs un peu curieux de comprendre le fonctionnement de notre nez et de notre ressenti des arômes.
Les parfums du vin
Sentir et comprendre le vin
Par Richard Pfister
Editions Delachaux et Niestlé

Ma seconde conclusion est que la physiologie de l’odorat est quelque chose de complexe, souvent individuel et où la vérité est toute relative. Les débats interminables et agressifs sur ce qui est bon et ce qui ne l’est pas me semblent inutiles et vains. Respectons les ressentis de chacun et si nous trouvons un partenaire de dégustations dont les ressentis sont comparables, acceptons juste la chance de le côtoyer (hein Jérôme !). Il est à mon sens illusoire de rechercher une évaluation universelle des spiritueux tant la neurologie de chacun est différente. Une évaluation ne peut donc être que personnelle. Ce n’est surtout pas une excuse pour ne pas partager ses ressentis que du contraire mais c’est un plaidoyer à l’ouverture d’esprit et que si votre voisin sent du gingembre quand vous sentez de la citronnelle, ce n’est pas très grave et si lui il aime cela et vous pas c’est encore moins grave. Donc goûtez, soyez curieux, faites-vous votre propre avis plutôt que d’écouter les sois-disant gourous qui n’ont de toute façon pas le même ressenti que vous. Ne soyez pas les esclaves des notes d'évaluation qui se trouvent à foison désormais mais créez vous votre propre référent sur ce que vous aimez et surtout ne soyez pas trop influencé par ce qui est à la mode ou hype d’apprécier..

Cet article ouvre aussi pas mal de questions à approfondir. Comme le sujet m’intéresse et est au final assez peu couvert, j’envisage de poursuivre mes recherches et de les partager avec vous. Si le sujet vous intéresse n’hésitez pas à vous manifester et si vous avez des infos n’hésitez pas à les partager avec moi.

mercredi 5 juin 2019

La Favorite Flibuste 88 et Sélection Brière de L'isles


La Favorite 2013 - 4 ans - Sélection spéciale Brière de l’Isles - 44%



Un assemblage de trois fut pour environs 600 bouteilles.

On a un cuivré assez clair.

Au nez c’est très gourmand sur les fruits confits, une vanille très présente et un côté végétal et frais. Cela évolue ensuite vers un côté floral.

En bouche c’est c’est végétal et épicé en perdant ce côté fruits confits qui se fait extrêmement discret. Le boisé et les épices prennent le dessus avec un petit côté mentholé.

Cela termine sur une amertume boisée.

Bon en conclusion j’ai trouvé cela bof.

La Favorite Flibuste 1988 - 40%



Bon là c’est déjà nettement plus foncé, on tire sur l’acajou

Au nez : C’est gourmand sur les fruits confits, le miel, les fruits secs et le caramel mais il reste un côté végétal assez frais et sympa. Un petit côté cire charpente le tout.

En bouche : Le miel les fruits confits sont bien là accompagnés de quelque fruits rouges confiturés mais c’est super doux avec toujours le caramel et le miel. La cire du nez devient pâtissière en bouche avec de la crème brûlée. Quelques épices enrobent le tout de façon délicate.
C’est bon cela, très (trop gourmand)

C’est plutôt long sur les fruits, quelques épices tout en restant incroyablement gourmand.

Jolie découverte d’un gros bonbon liquide. Faudra que je poursuive la découverte un de ces jours.


lundi 4 mars 2019

Un voyage dans le temps


Tous les voyants étaient au vert pour passer une soirée de dégustation plus qu’agréable. Un line-up improbable mélangeant rhum et whisky rares, pas mal de copains présents, des invités de marque avec Benoît Bail et Jerry Gitany de l’agricole tour / confrérie du rhum / brand ambassador Depaz et Simon Pierre Carré de la Martiniquaise et un Hubert en top forme impatient de passer un cap important puisqu'il deviendra cinquantenaire dès minuit.. Un coin du voile avait été levé sur une partie de line-up durant la matinée de quoi se préparer mentalement et anticiper le plaisir de la découverte. Finalement deux Depaz furent intercalés au milieu du line-up pour faire pencher la majorité du côté du rhum d’une courte tête.

Barbancourt 25 yo réserve Veronelli 1960



Sélection de Luigi Veronelli, écrivain, œnologue et critique gastronomique. Je ne connais pas d’autres embouteillages avec son nom. La légende dit que c’est Luigi Veronelli himself qui aurait découvert ce rhum dans les entrepôts de Barbancourt en 1960 et qu’il l’aurait ramené en Europe en 1985. Bref c’est du vieillissement purement tropical.
C’est une édition limitée à 1196 bouteilles de 70cl et titre à 43°.
Vieillissement en fûts de cognac uniquement ce qui était spécifique de Barbancourt de cette époque.

On serait donc peut-être bien ici sur un Pure single rhum agricole.
Mais un peu difficile de confirmer les pratiques des années 60 chez Barbancourt.
Etais-ce du pur jus à cette époque? On peut le supposer vu l’absence de sucrerie en Haiti.
En quelle années les alambics ont été remplacés par des colonnes ? je n’ai pas trouvé d’infos.
Donc si un gentil lecteur a plus d’informations, je serai heureux de les recevoir.

Passons à la dégustation

La couleur est cuivrée foncé, c’est gras et les jambes sont interminables.

Au nez on a des premières notes très confites sur les abricots, les dattes, l’orange, la banane. On a aussi un côté vineux et raisin sec qui évolue progressivement vers les fruits secs avec des noix et des amandes. Le côté gourmand est là aussi avec des parfums de vanille de chocolat, et de sucre Demerara. Cela se fait un peu plus brut avec de la réglisse, du tabac, du boisé, du fumé et ensuite s’aventurer vers le balsamique et les épices.
Nez très intéressant, riche et super agréable.

En bouche, on attaque en douceur sur le pâtissier, le caramel, le chocolat pour évoluer vers l’épicé, le végétal, le tabac. La sensation est nettement moins fruitée qu’au nez avec un côté un peu métallique, C’est moyennement long sur les épices, le végétal, et un petit côté frais.

Un nez extrêmement riche et une bouche un peu plus linéaire mais pas inintéressante. Un retour inspirant vers les anciennes production de Haïti et clairement un morceau d’histoire. On ne produisait pas de la même façon qu’actuellement et cela se ressent dans ce produit bien plus riche et bien différent que les productions actuelles.

Place au premier whisky de la soirée

Tormore 10 yo Dreher Import 1960 - 43%


Tormore est une distillerie de Pernod Ricard  qui produit très peu d’embouteillage sous sa marque. On connaît un actuellement un 14 et un 16 ans. Ils ont produits par le passé dans des quantités et avec un marketing confidentiel des 5, 10, 12, et 15 ans.La majorité de leur production est utilisée pour des blend comme Long John et probablement Ballantine et Chivas. Quelques embouteillages indépendants ont été réalisé dont ce celui-ci par Dreher embouteilleur italien comme son nom ne l’indique pas..

Une couleur doré

Un nez sur les céréales avec un côté très rond, très gourmand, très pâtissier, mielleux, des notes de massepain un petit côté levure. C’est aussi plein de fruits avec des agrumes (mandarine, citron), de l’abricot, de la pomme, de la poire. On a aussi de la cire des parfums résineux.

En bouche les céréales sont bien là ainsi que le côté pâtissier. Les fruits sont aussi très présents. C’est assez long vers la fraîcheur le menthol, les fruits frais et une pointe d’épice.

Équilibre et douceur sont les lignes directrices de ce beau produit. Vraiment une envie de découvrir d’autres expressions de cette distillerie.

St James 1930 1 L - 47 %


Rhum vieux âgé de max 5-6 ans .

Au nez on part vers le fruité avec de la pomme, de la banane et du melon, qui est accompagné de notes florales. Cela reste gourmand au nez avec du caramel, du pâtissier qui se poursuit vers la cire et l’encaustique, Des fruits secs et cette sensation de bonbon qui ne quitte pas le nez.

En bouche c’est frais avec des fruits et un côté un peu végétal. Le gourmand n’est pas en reste avec du miel, du chocolat qui fait doucement place à un boisé un peu amer puis une pointe mentholée et épicée. C’est long sur l’amertume végétale, le miel, le fumé et le boisé.

Un morceau d’histoire venant d’un temps que les moins de vingt ans… bon là je radote un peu mais il est toujours intéressant de plonger dans ces vieux embouteillages venant d’une époque où on prenait plus de temps pour réaliser les choses et où les productions étaient bien différentes.

Depaz Single Cask 2003 - 14ans - 45%


Bon on passe vers des choses plus récentes avec ce petit 2003
Fût de cognac - 670 bouteilles
Canne bleue et un peu de canne cannelle, terroir volcanique.

Joli cuivré assez gras

Au nez c’est floral, végétal, très frais avec un peu de menthol, sur les fruits un peu acide, ananas, agrumes, mais aussi de la noix de coco, des fruits exotiques. On a aussi un côté pâtissier et chocolat au lait. Le boisé est là aussi pour charpenter le tout.

En bouche c’est très doux, sur chocolat, le miel floral puis se termine avec un shoot épicé. C’est assez long sur des notes fruitées et mentholées.

Bien, très gourmand, rond, équilibré.  Un belle découverte comme quoi ce ne sont pas toujours les watts qui font la différence.

Depaz 2000 - 18ans - brut de fût (602)- 58,5%


2 futs ex cognac - 800 bouteilles
Une bouteille qui a fait le buzz à sa sortie mais maintenant a pu...

Tout aussi cuivré que le précédent.

Au nez, on a une sensation encore plus florale. C’est doux, pâtissier, chocolaté, avec du caramel,  des fruits confits. Il  évolue vers les fruits frais ananas, pomme...

En bouche on attaque sur le végétal et la canne avant de passer très vite vers le fruit, le chocolat et terminer par le végétal un peu amer, le tabac et les épices. C’est terriblement long.

Un exemple d’équilibre, de richesse et de cohérence entre le nez et la bouche.
Les watts sont là mais guère dérangeant par contre très astringent.

Old Speyside 1966 - 40 ans - 45,6%


Glenfarclass en fait mais la distillerie ne souhaitait pas communiquer leur nom.
Fut de Sherry Oloroso de 600L - 270 bouteilles restantes - brut de fut.

Très, très foncé.
Là on ne rigole plus au nez cela part dans tous les sens : des céréale, du très rond, très pâtissier, de la  levure, du soja, des fruits rouges, pruneau un peu acide, Cuir, tabac, fruits secs.

En bouche cela reste aussi d’une richesse confondante avec du très pâtissier, des céréales, pâte à crêpe, pruneau. C’est très long sur le fruit confit, les céréales.

Un seul mot Woaw superbe.


Ardbeg 1998/2010 Smell Like Teen Spirit - 46%


Single cask réduit à 46%

Doré plutôt clair

Au nez, pas de surprise on est bien dans le tourbé avec ses notes fumées. En dessous, on a des notes très pâtissière et mielleuse, du citron, des fruits jaunes, du foin.

En bouche, c’est gourmand, tourbé, pâtissier, mielleux, fruité. Sans surprise c’est assez long sur la tourbe et le mielleux. Cela reste gourmand sur tout la longueur qui se traîne dans le temps.

Au final un tourbé terriblement gourmand. Ma que c’est bon cela.


Au final mes préférés de la dégustation : Old Speyside - Depaz 2000 - Ardberg

Encore un moment improbable avec de chouettes découvertes.

dimanche 6 janvier 2019

Sample session #3



Quinzaine Panama du Belgium Rhum Club oblige, on débute par deux panaméens.

Abuelo Centuria - 40%



Il semble que cela soit au delà de 30 ans d’âge  mais bon qui dit Solera dit difficile d’avoir un point de comparaison.

C’est cuivré très foncé
Au nez on est sur le caramel, les fruits secs, les épices et les fruits confits. Quelques notes boisée et de tabac complètent cette sensation hyper ronde.

En bouche c’est très doux sur les fruits confits (pruneau, abricot), le miel, des fruits secs, une pointe d’épice et de cuir.

C’est très moyennement long sur la douceur.

C’est extremement gourmand et trop rond ce qui lui enlève toute longueur.

Duncan Taylor Panama 2004-13ans 53.3%



C’est cuivré

Au nez, on est sur les fruits secs et des notes végétales. On a aussi quelques notes de fruits frais (pomlme, raisin)

En bouche, c’est concentré sur les fruits confits et le végétal, le beurré et les épices. C’est riche et bien balancé.

C’est assez long, sur le confit et les épices.

Ben voilà un panama comme on les aime : riche, complexe, équilibré.

Samaroli Over the World 2017 - 29 ans - 45%



Un blend classique Barbades, Jamaique, Guyane.
Cuivré assez foncé.

Nez : fruits secs, noix de coco, une pointe végétale, ananas, agrumes
Bouche on reste sur la coco, le végétal avec pas mal de fraicheur et de la réglisse. Cela se termine par quelques épices.

C’est moyennement long sur la coco et le végétal.

Un blend bien foutu et bien équilibré qui penche plutot du côté de la Barbades.

Samaroli Yehmon No age declared 2010 - 45%



Doré assez clair

Le nez est très végétal avec des fruits secs et des fruits frais (ananas, mangue). C’est aussi un peu beurré.

En bouche c’est un peu acidulé, sur les agrumes, les épices, le solvant. On retrouve aussi l’ananas et d’autres fruits exotiques et du végétal.

C’est assez long sur cet acidulé et ce végétal un peu amer.

Très sympa, on vogue clairement vers la Jamaique Yeh man !
Encore un Samaroli sympathique.






dimanche 30 décembre 2018

Sample session #2






Silver Seal Panama 2001 12ans - 46%



Cuivre clair

Au nez, c’est assez gourmand sur la vanille et le caramel avec un je ne sais quoi de végétal. On a aussi des fruits secs et quelques notes de cire et d’encaustique.

En bouche, c’est très patissier et vanillé et très doux. Quelques fruits secs et un léger boisé enrobent le tout.

C’est assez court sur les mêmes notes, quelques épices et le retour de ce côté végétal.

Pas inintéressant mais cela manque de complexité et de longueur.

Chantal Comte - La Tour de l’Or - La Mauny 2001 16 ans - 64,8%

Cuivré foncé

Nez très floral enrobés de fruits confits et d’agrumes. De la vanille, du caramel, du sucre demerara, du pâtissier rendent le tout très gourmand.

En bouche, c’est assez concentré en débutant par des fruits confits et de la confiture de fruits rouges. Cela se pousuit par des notes plus fraiches, végétales, réglissées. C’est vraiment très bon, complexe et riche.

C’est assez long sur le confit, les épices, le boisé.

Là c’est une belle découverte complexe et concentré comme j’aime.

Compagnie des Indes Caroni 1993 22 ans - 48%




Doré

Au nez, pas de doute on est bien chez Caroni, du pétrole, du végétal, du fumé. On a aussi un aspect doux avec de la vanille, du miel et des fruits frais (abricot, pomme, mangue)

En bouche, c’est végétal, épicé, fumé. Un peu décevant en bouche, léger et aqueux me viennent en tête.

C’est trop court, sur le végétal.

Un peu déçu sur ce caoni qui fait juste plouf et est un peu décevant. Pas sur que le line-up du jour n’y soit pour quelque chose, difficile d’exister après ce Chantal Comté.

samedi 29 décembre 2018

Sample session : Plantation extreme Jamaica mais pas que



On change un peu pour cette fois pour de multiples raisons. La première est que nous débutons par un whisky. La seconde est que c’est un choix un peu fétichiste lié à mon année de naissance. La troisième est que je fais les notes live et donc je les publie dans la foulée.

Murray Mc David Springbank 1965-1993. - 46%

Un joli doré rempli mon verre

Au nez, c’est très céréales mais aussi très fruité sur l’abricot, la pêche, des agrumes avec de l’orange. C’e st assez gourmand avec des notes de vanille. Cela s’ouvre progressivement vers des notes plus acidulées, de la pomme verte, du citron bref de la fraicheur et du peps ce qui n’est pas pour me  déplaire.

En bouche, c’est toujours très céréales avec un petit coté végétal un peu amer mais cela reste gourmand et doux. Les fruits sont toujours là et rappellent le nez.

C’est assez long sur quelques épices et ce retour vers le végétal et le boisé. C’est aussi astreingeant laissant la bouche un peu sèche donc la seule solution est d’y replonger.

Un vénérable de 28 ans qui est le premier breuvage de mon année de naissance que je goute (quand je vous dis que je ne suis pas fétichiste de mon année de naissance) et qui est plutôt agréable mais ne deviendra pas ma licorne.

Plantation extreme N°3 Jamaica Long Pond ITP 1996 24 ans - 54,8%

Cuivré et très gras.

Au nez on a des solvants qui sont contrebalançès par des notes de fruts confits (pruneau figue, fruits rouges. De la vanille et du caramel rendent le tout gourmand.

En bouche, les fruits confits et la vanille sont aussi très présents. On a aussi un côté plus végétal et épicé avec les solvants plus discrets.

C’est long sur les épices, l’acidulé, le végétal et le boisé amer.

Un nez avenant et une bouche un peu trop végétale et trop rèche pour moi.

Plantation extreme N°2 Jamaica Long Pond HJC 1996 24 ans - 56,2%

Cuivré et très gras

Nez : c’est beaucoup plus gourmand et moins sur le solvant, les fruits se font très confits, c’est plus patissier. Un très chouette nez, doux et fruité.

En bouche, on retrouve cet aspect végétal et boisé un peu amer. Il y a aussi du pâtissier qui est rend cela plutot gourmand. On garde une pointe fruitée mais qui  est loin du ressenti olfactif.

C’est assez long sur les épices, le végétal, le pâtissier.

J’aime mieux cette expression plus gourmande et avec plus de gourmandise sur la longueur.


mardi 6 novembre 2018

Whisky Live Paris 2018 - Jour 1


Le whisky live Paris en quelques chiffres d'abord

117.000 participants sur les trois jours
165 exposants venant de 30 pays
250 nouveautés présentées en avant-première ou en lancement mondial sur le plateau
37 masterclass

Bref une grosse machine bien rodée qui se passe à la Cité de la Mode et du Design.


J'y ai croisé pas mal de belges ainsi que quelques connaissances virtuelles qui le sont devenu un peu moins.

Je serai bref sur le voyage en ne notant que je dois me souvenir du sprint que j'ai du faire à Bruxelles pour sauter (et c'est le bon terme) dans le Thalys pour Paris. Donc note pour plus tard : ne pas trop faire confiance aux horaires de la SNCB et prendre de la marge.

Bon alors ce Salon c'était comment ?

Les plus :

  • C'est multi-spiritueux et cela s'est chouette de vaguenauder entre les différentes eaux de vie.
  • Il y a du choix et c'est peu dire, on pourrait rester là une semaine sans vraiment s'ennuyer.
  • C'est gratuit donc TOUT est gratuit et donc pas de frais supplémentaire parce que j'ai envie de goûter celui-là (Aux organisateurs belge de s'en inspirer)
  • Il y a du monde certes, mais c'est aéré et on ne se bouscule pas vraiment.
  • Les producteurs souvent présents donc de chouettes rencontres
  • Les masterclass sont disponibles en vidéo et cela c'est chouette de ne pas avoir de remord pour celles que l'on a pas faites (toutes en ce qui me concerne)
Les moins :
  • Les contrôle de sécurité à géométrie variable (lundi matin ils avaient disparus pour ré-apparaître plus tard)
  • Le monde dans la Cocktail-Street le soir (fallait quand même bien aller prendre l'apéro quoi)
Ce salon c'était donc vraiment bien, bons produits, bonne compagnie, belles découvertes. Bref on reviendra l'année prochaine.

En ce début de première journée, direction la partie rhum qui se situe un étage sous le plateau principal. On est les premiers ou presque donc c'est aéré pour ne pas dire désert mais cela ne durera pas.

Qui dit salon dit notes légères voir light.

Premier arrêt en face de la porte chez Neisson et comme on est avec un fan, hors de question de passer outre sans s'arrêter.


Neisson Conversion Bio 2018 - 52.5%



Au nez on est assez classiquement sur la canne et le végétal, les agrumes et quelques fruits. J'ai noté aussi de l'olive.


En bouche malgré un peu d'amertume végétale, cela est très doux sur la canne et le zeste d'agrumes avec quelques épices et du poivre en accompagnement.

Cela se termine par un petit arrière goût bizarre, minéral et amer.

Honnêtement c'est pas désagréable mais cela n'apporte rien de très original dans la gamme déjà étoffée de blanc.

Neisson Profil 107 - 52,8%


Vieilli 20 mois avec des fûts avec profil de chauffe différent

Doré

Au nez c'est doux et fruité (agrumes). On  aussi un côté floral et vanillé surligné d'épices.

En bouche c'est épicé et boisé avec des notes de fruits à coques. Le tout est légèrement contrebalancé par quelques agrumes quelques fruits et le côté floral.

Bon là encore, c'est pas un coup de coeur. J'avais beaucoup apprécié le profil 105 et moins celui-ci.
 Notons qu'une version bio du profil 105 est sortie mais j'ai fait l'impasse.

Neisson 2012 - 58.7%



C'est une version survitaminée (comprenez avec un taux d'alcool plus élevé) que la version belge sortie il y a près d'un an. Le bébé n'a pas loin de 5 ans.

Au nez on a de la canne, du floral, du fruit (baies, raisin), du boisé.
En bouche : épices, bois, vanille, un peu alcooleux.

Bref dispensable en ce qui me concerne.

Longueteau Genesis Ambré -72, 3%


C'est donc le brut de colonne qui est passé 24 mois en fut de chêne français neuf.

Au nez c'est étonnamment doux, fruité et vanillé. L'alcool est très bien intégré avec des notes de cannes, végétale et florales accompagnant quelques agrumes.

En bouche, on sent un peu les watts mais cela reste très dégustable. On est dans le côté  végétal avec de la canne et de l’artichaut. On a un aspect boisé (qui s'en serait douté) et épicé bien contrebalancé par des fruits (agrumes) et des notes florales.

C'est assez persistant en bouche et au final assez sympa mais je préfère le non-vieilli et trouve que le vieillissement n'apporte que peu de chose intéressante.

Bally millesime 2000


17 ans de vieillissement tropical rien que ça.

Au nez on part vers les fruits secs, le toasté. C'est aussi très floral, fruité pour se poursuivre vers le boisé.

En bouche c'est très concentré sur le fruité (fruits noirs, agrumes), le végetal et les fruits secs. C'est assez fin et on retrouve aussi les notes florales du nez.

C'est long sur le toasté, les épices, le végétal et les fruits

Très sympa, se rapproche plus du 1998 que du 1999 mais c'est un plaisir à déguster.

Velier Vale Royal 2006



Dégusté la première fois au Velier Live (voir ici) mais pas sur que la réduction était la même car mon feeling a été très différent surtout en bouche. La seule solution est que je fasse une troisième dégustation. Quel sens du sacrifice !

Au nez on part sur le floral et les fruits confits avec de la banane et de la mangue. Un pointe de réglisse et de végétal arrive ensuite accompagnant des fruits secs et du boisé.

En bouche c'est végétal, amer et épicé. Je n'ai pas retrouvé cette explosion de fruit et de fleur qui m'avait tant plu à Crema.

C'est long sur le fruits confits,  la réglisse et le poivre

J'ai rarement eu cette différence de sensation entre deux dégustation et donc cela me perturbe un peu, conditions de dégustation différentes ? fin de bouteille ? réduction différente ? Je ne sais pas mais le sentiment en bouche est très différent.

Velier cambridge 2005


Dégusté aussi au Velier Live (voir ici) mais mon souvenir est plus conforme à la dégustation.

Au nez, on est sur les fruits confits, la vanille, les épices et le pâtissier. C'est un peu alcooleux.

En bouche on repart sur ces mêmes fruits confits, du pâtissier et des épices. On a aussi du végétal et du boisé amer (vous savez celui dont je ne raffole pas).

C'est assez long sur le caramel et le boisé.

Pas mon préféré et de loin des nouvelles sorties jamaïcaine de Vélier.

Clarin Communal - 43%



C'est un assemblage de production faites dans 4 communes différentes d'où le nom.

Au nez on est calmement sur la canne, les agrumes, le végétal et le fumé.

En bouche on a en plus une pointe de levure et un côté légèrement fermier. C'est au final une interprétation très sage des Clairins.

Je préfère clairement les versions plus funky genre le Rocher.


Velier Long Pond blanc 2018 STCE - 62.3%



Au nez c'est un peu alcooleux mais reste assez frais sur le végétal et les fruits secs
En bouche, c'est doux sur les fruits confits, la banane, le miel floral et les épices.

C'est loin d'être mauvais mais pas vraiment mon trip. Par contre en cocktail cela devrait être une base sympa.

Foursquare Destino - 61% (Version bleue)



Celui là on en a discuté beaucoup. Est-ce vraiment le même que celui sorti pour les 70 ans Vélier. Oui oui souvenez-vous une jolie bouteille avec des gouttes de couleur. J'ai testé un sample de cette petite chose ici.

C'est donc parti

Au nez on part directement sur les fruits confits, les agrumes. On poursuit ensuite vers des notes florales, et un côté vanillé et pâtissier. La coco classique de Barbades est aussi bien présente.

En bouche c'est très rond, pâtissier et fruits confits et la coco.

C'est moyennement long sur le mêmes notes.

D'avis quasi général, on est assez loin de la première version qui nous semblait beaucoup plus riche et évolutive. Bon soyons clair, c'est un très bon Foursquare mais on ne joue malheureusement pas dans la même catègorie avec cette version trop classique (mais bonne hein !)

Rhum JM Joyau Macouba



Un blanc avec un jolie bouteille ressemblante cela existe chez JM, C'était le Jungle Macouba (notes ici) que j'avais apprécié. On est ici sur une autre version qui a transformé la jungle en joyau.

Au nez c'est très agréable mais très classique avec de la canne fraîche, des agrumes et du  végétal. On retrouve aussi une ligne fruitée qui nous accompagne agréablement.

En bouche c'est très fruité. La  canne  fraiche est aussi très présente et une ponte de poivre donne du punch à l'ensemble.

Très sympa a re-tester avec plaisir en ti-punch.

Cela termine presque la partie rhum de mon escapade à Paris. Je testerai encore quelques autres le lundi mais retour à l'étage dans le salon principal et départ vers d'autres aventures spiritueuses et spirituelles.

Premier arrêt chez Gianni Capovilla...

Capovilla Grappa 2008 Rouge de pinot noir - 45%


Au nez on est assez logiquement sur le raisin accompagné de fruits secs.
En bouche on est toujours sur les mêmes arômes de fruits secs et raisin mais accompagné de notes torréfiées et de poivre.

Pas mal mais pas non plus une révélation.

Capovilla Pesce selvatiche (pêche de vigne) 2007 - 45.5%



Sans surprise le nez est envahi d'arôme de pèche accompagné de quelques fruits secs.
Même trame pour la bouche avec de la pèche mais aussi une présence d'un peu d'amertume genre noyau écrasé.

Un nez terrible, une bouche intéressante mais un peu dommage pour cette amertume.

Capovilla Amarene di montagna (Cerise de montagne) 2007 - 51%



Comme son nom l'indique, on est cette fois sur la cerise bien mûre, un nez enjôleur une bouche toujours un peu envahie par ce noyau amer.

Sur d'autres arômes mais un peu la même sensation.

Capovilla Albicocche del Vesuvio (Abricot du Vésuve) 2012 - 49%



Au nez un abricot impressionnant qui envahit tout et cela se traduit en bouche par bien sûr un gros shoot d'abricot mais ici accompagné de gingembre.

Miam cela me plait bien.

Capovilla Pere Williams (Poire Williams) 2012 - 45.5%



Ici on a de la poire sans surprise mais un sentiment de poire pochée ou cuite qui explose au nez et en bouche.

Miam aussi

Capovilla Uva Moscato Rosa (Muscat rose) 2006 - 60%



Retour vers une eau de vie de raisin puisque on parle ici de Muscat rose.
C'est sans surprise sur le raisin et on retrouve cette pointe d'amertume en bouche.

Toujours cette amertume qui gâche un peu la bouche à mon avis.

Capovilla Ribes Nero (Cassis) 2011 - 60%




Au nez c'est boisé, anisé, sur les fruits des bois. Aussi un petit sentiment de sous-bois humide qui parfume après la pluie. (Le végétal humide quoi)
En bouche épices, amertume végétale et cassis.

C'est bon avec un point négatif que cette amertume en bouche. C'est plus léger que ceratines autres mais c'est quand même présent.

Capovilla Lamponi Selvatici (Framboise) 2015 - 60%



Au nez on a de la framboise accompagnée de notes patissières.
En bouche une pointe d'amertume de la framboise et quelques épices.F

Pas mal, l'amertume est plutôt discrète et le fruit explose.

Capovilla Prunus Autum (prune vieillie) 2004 - 51%


Au nez on a de la vanille et des prunes confites.
On retrouve la prune confite mais c'est au final assez sec et boisé.

Pas de coup de coeur pour celui-ci.

Capovilla Grappa infusion tabac 2012 - 46%



Au nez on est bien sur la grappa avec le fruité du raisin mais aussi un côté assez floral. Les épices et le tabac rehaussent le tout.
En bouche c'est assez sec et fumé sur le tabac, le cuir.

Bon il faut aimer ce genre d'arôme mais si on aime c'est incontestablement bien fait. Une fois de temps en temps pourquoi pas.

Le petit arrêt Capovilla se termine ici et comme je n'ai pas quémander, je n'ai pas pu gouter la petite bouteille de libé sous le comptoir. Pas de regrets c'est la vie et je ne suis guère quémandeur.

Direction un autre univers avec un embouteilleur indépendant prénommé 30&40 qui est passionné par le calvados. Des passionnés moi je vous dis.

30&40 Eau de vie de cidre - 45%




Pas de vieilissement ici, juste un peu de repos avant embouteillage pour ce blend d'une eau de vie distillée en colonne et d'une distillée en pot-still
Blanc

Au nez c'est fruité sur le pomme un peu acide, végétal avec une pointe d'épices.
En bouche c'est assez frais et sec sur le végétal mentholé et la pomme cuite.

Jolie entrée en matière je dirais, assez simple mais agréable.

30&40 Calvados XO - 42%



Assemblage de calvados de 10 à 27 ans d'age issus de trois maisons différentes. Distillation de certains en colonne et d'autres en pot-still.

Au nez nous partons vers la pomme, la vanille, le tabac et le boisé.
La bouche est sur la pomme confite et une touche de raisin. Le tout emballé par un boisé très agréable. Quelques épices arrivent ensuite ainsi que des fruits exotiques avec une pointe d'amertume genre noyaux écrasés (vous avez laissé les pépins ?).

C'est très chouette pour une porte d'entrée.

Nous partons ensuite vers les single cask.

30&40 Ferme des Parquets 2014 - 3 ans - 55,5%



Viens d'une petite exploitation du pays d’Auge, dans une exploitation qui possède plus de 80  variétés de pomme dans ses vergers.

Le nez est fruité sur la pomme avec des notes de céréales et de fruits secs. On a aussi un côté iodé, salin et fumé.On termine par des notes minérales et herbacées.

En bouche c'est assez frais et vif sur la pomme cuite et le pâtissier, le végétal et les épices.

Long sur les épices,  et le végétal.

30&40  Michel Huart 1993 - 25 ans - 43.6%




Distillé en petite colonne.

Au nez, la pomme est bien présente agrémentée d’épices, de miel et de notes pâtissières
En bouche c'est fin, bien intégré sur les mêmes notes fruitées , épicée et pâtissières.
C'est long, doux sur des notes fruitées et réglissée.

C'est un beau spiritueux sans discussion possible et une belle découverte en ce qui me concerne.

30&40 Double jus



C'est un apéritif produit en mélangeant du calvados et du moult de pomme.

C'est très doux et fruité sur la pomme caramélisée, la tarte tatin relevée d'une légère pointe d'épice.

Nous en resterons là pour notre détour en Normandie et la journée étant déjà bien avancée, il est déjà temps de quitter le salon avant d'être jeté dehors par les vigiles.

Direction donc le basement du bâtiment (le parking en dessous quoi) qui a été aménagé en village cocktails et street food. Une bonne solution pour prendre le premier apéro quoi.

Direction donc le stand d'Angelo Canessa, le maître des cocktails de chez Velier. Beaucoup de monde, cocktails top et puis il est déjà temps de faire le check-in à l'hotel.







Dépôt express des bagages et direction la table du loup notre restaurant du jour tenu par un passionné de rhum Laurent. Un petit Ti-punch au rhum Clet, un délicieux repas et en ce qui me concerne un retour pas trop tardif à l’hôtel pour profiter pleinement de la journée du lendemain.